• 06/07/2012 15:48 Billet Experts

    L’Impact de Montréal, copie de l’Italie Euro 2004

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    Alessandro Nesta est passé par tous les sentiments. Il a longtemps expliqué que son départ de Milan était inéluctable car son âge ne lui permettait plus d’être aussi compétitif, et donc que son nouveau club serait dans un championnat moins relevé. Puis, il a longtemps répété qu’il rêvait de jouer aux Etats-Unis. Il a par la suite révélé sa frustration de ne voir aucune offre arriver de la MLS. Et puis ce matin, la joie de signer à l’Impact de Montréal après quelques jours sur place, aux côtés de Di Vaio.

    Nesta n’est pas le premier joueur à clamer son envie de jouer aux Etats-Unis. Il faut dire que la MLS arrive à attirer de plus en plus de joueurs et contrairement à ce que beaucoup pensent, l’aspect financier n’est pas l’argument principal des clubs américains, contrairement aux contrats juteux signés dans les Pays du Golfe.

    Il y a bien les exceptions comme Beckham et Henry mais la MLS leur doit beaucoup. Car depuis leur arrivée aux Etats-Unis, les joueurs ont été très élogieux avec le championnat et surtout, n’ont pas exprimé leur envie de retrouver des compétitions plus huppées. Ils sont de parfaits ambassadeurs. Cela fait cinq ans que David Beckham est à Los Angeles, deux que Thierry Henry est à New-York et les deux sont très heureux. On ne peut pas dire que les têtes de gondole affichent le même enthousiasme en Chine, en Russie ou dans certains pays du Golfe.

    Cette exposition a permis aux clubs de MLS – malgré le niveau du championnat assez moyen – de recruter des joueurs encore compétitifs, connus et reconnus comme Robbie Keane (31 ans), Marco Di Vaio (65 buts sur les 4 dernières saisons de Série A), Rafael Marquez (en provenance du Barça), Alessandro Nesta (auteur d’une très bonne saison à Milan) et Torsten Frings (homme à poigne). On est loin des fonds de tiroirs de clubs de Ligue 1 comme Mouloungui, Hermach ou Juan Pablo Pino.

    Il ne faut pas oublier que la MLS est également attractive car le championnat se déroule aux Etats-Unis, un pays qui véhicule une image de « tout est possible », de « rêve américain », et « d’american way of life » chez beaucoup de personnes. Par ailleurs, les italiens sont naturellement attirés par ce continent car la diaspora italienne y est très présente, suite à l’exode massif entre 1880 et 1920.

    De son côté, l’Impact de Montréal a recruté, avec Nesta, son quatrième joueur italien. Rien d’étonnant quand on sait que le propriétaire est lui-même d’origine italienne. Fait amusant, les quatre joueurs ont été sélectionnés lors de l’Euro 2004 au Portugal : Nesta, Di Vaio, Ferrari et Corradi. Le premier était un titulaire indiscutable tandis que les deux attaquants ont peu joué, et Ferrari pas du tout. Si Di Vaio et Nesta ont encore beaucoup à apporter, et que Corradi marque encore, Matteo Ferrari peine lui à retrouver son meilleur niveau, celui de Parme en 2004, qu’il n’a jamais égalé dans tous ses clubs successifs.

    Avec cette grande recrue, le club de Montréal espère remonter au classement car avec 18 points et 19 matchs, l’Impact est loin d’impressionner les observateurs. Un peu comme l’Italie lors de l’Euro 2004…

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