• 14/05/2012 16:33 Billet Experts

    AJ Auxerre, je me souviendrai…

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    Je me souviendrai…

    - Je me souviendrai de mon premier match à l’Abbé Deschamps en 1992 contre Saint-Etienne. J’avais 6 ans.
    - Je me souviendrai avoir suivi le quart de finale de Coupe de l’UEFA AJA-AJAX chez mes grands-parents. Ils n’avaient pas Canal+. Alors je l’ai regardé en codé avec le poste de radio à côté.
    - Je me souviendrai de cette demi-finale de Coupe de France 1994 contre Nantes (1-0). J’avais mangé des frites devant le stade et avais été malade toute la nuit. Je n’ai plus jamais remangé de frites à l’Abbé-Deschamps.
    - Je me souviendrai que j’étais bien trop timide pour aller demander un autographe à Pascal Vahirua et Didier Otokoré.
    - Je me souviendrai que l’on voyait souvent les joueurs dans les commerces du centre-ville. Même Pascal Vahirua chez un coiffeur qui possède des milliers de salons dans toute la France.
    - Je me souviendrai de ces gens qui grimpaient sur la fontaine Cadet-Roussel pour fêter le titre de Champion de France 1996.
    - Je me souviendrai de cet enfoiré de José Garcia-Aranda qui avait refusé le superbe ciseau à Lilian Laslandes contre Dortmund.
    - Je me souviendrai du sprint de Guy Roux à Guingamp, jour de titre en 1996.
    - Je me souviendrai du brouillard à Glasgow et du doublé du remplaçant Thomas Deniaud en Ligue des Champions.
    - Je me souviendrai de la fierté des supporters auxerrois de voir 3 joueurs du club être champions du monde en 1998. Auxerre, club le plus représenté avec Monaco.
    - Je me souviendrai du froid glacial qu’il faisait au Stade Abbé Deschamps en plein coeur de l’hiver.
    - Je me souviendrai des « livre de l’année » publiés avec L’Yonne Républicaine que tout supporter courait acheter pour retrouver les exploits européens et nationaux de l’équipe.
    - Je me souviendrai de Cocard, Diomède, Vahirua, collés à la ligne de touche.
    - Je me souviendrai que l’AJA est l’une des plus grosses bêtes noires de l’AJAX.
    - Je me souviendrai de cette jeune génération Cissé, Kapo, Mexès, Boumsong.
    - Je me souviendrai de cette époque dorée avec un maillot Kappa fashion et un sponsor qui claque : Playstation.
    - Je me souviendrai de l’explosion de joie sur l’égalisation de Cissé, puis le but de Boumsong lors de la finale de Coupe de France contre le PSG.
    - Je me souviendrai de l’adieu de Djibril Cissé face à Nantes en 2004. Un dernier doublé pour la gloire. De la joie et beaucoup de larmes au stade.
    - Je me souviendrai de l’explosion d’un inconnu, Benjani Mwaruwari, faisant référence aux belles trouvailles des recruteurs de l’AJA.
    - Je me souviendrai que je n’avais pas compris pourquoi une partie du virage auxerrois chantait des « Guy Roux ! Guy Roux » avec insistance après la finale de la Coupe de France Auxerre-Sedan. Guy Roux venait d’annoncer son départ mais Twitter n’existait pas.
    - Je me souviendrai de la façon dont avait été remercié Jacques Santini, premier entraîneur de l’après-Roux, et auteur d’une belle saison.
    - Je me souviendrai de l’arrivée du passionné Jean Fernandez mais de son jeu peu attrayant.
    - Je me souviendrai d’avoir vibré deux dernières fois : un soir à Sochaux pour une qualification en barrages de la Ligue des Champions, et un autre lors du retour face au Zenit.

    Mais, je n’oublierai pas…

    - Je n’oublierai pas cette descente en Ligue 2 après 32 ans dans l’élite.
    - Je n’oublierai pas la ribambelle de mauvaises recrues achetées ces dernières années : Issa Ba, Issam Jemaa, Alexandre Licata, Oumar Kalabane, Vlad Munteanu, Robert Popov, Gabriel Tamas, Yonathan Del Valle, Omar Kossoko, Roy Contout, Marcos Antonio, Anthony Le Tallec, Toifilou Maoulida, Frédéric Thomas, Jean-Michel Lesage, Johnson Soumahoro, Aurélien Capoue, Jérémy Huyghebaert…
    - Je n’oublierai pas la prise de pouvoir du collectif 2015 qui aura amené le club à sa perte.
    - Je n’oublierai pas que Guy Roux vieillit très mal.
    - Je n’oublierai pas que tout ce qu’entreprend Gérard Bourgoin finit mal.
    - Je n’oublierai pas le silence de certains anciens joueurs aujourd’hui dans l’association AJA qui ont poussé pour l’arrivée de Bourgoin.
    - Je n’oublierai pas l’attitude de Delvin Ndinga, que l’AJA a sorti de nulle part et formé, préférant bouder et mal jouer que d’aider son club à s’en sortir, après l’échec de son transfert à Lyon.
    - Je n’oublierai pas l’attitude de Willy Boly à l’entraînement le lendemain de la descente d’Auxerre en Ligue 2.
    - Je n’oublierai pas que les jeunes stars déambulent avec leur V6, leur musique à fond et les vitres ouvertes, rue du Temple à Auxerre, quand les anciens se baladaient à pied.
    - Je n’oublierai pas la décision de Bourgoin de nommer Fournier contre l’avis de tous.
    - Je n’oublierai pas la pitoyeuse image renvoyée par le club depuis 12 mois, entre putsch, crise, changement d’entraîneur…
    - Je n’oublierai pas la volonté de Bourgoin de ne pas se déjuger sur Fournier, le gardant le plus longtemps possible alors que le groupe ne le suivait plus.
    - Je n’oublierai pas le sentiment d’impuissance de nombreux supporters après AJA-Nancy qui voyaient leur club sombrer sans que personne ne fasse rien.
    - Je n’oublierai pas que Djibril Cissé a préféré aller aider QPR à se maintenir plutôt que son club formateur.
    - Je n’oublierai pas que la cellule de recrutement semblait si sûre d’elle qu’elle a refusé toute aide extérieure.
    - Je n’oublierai pas que beaucoup d’employés seront licenciés après la descente de l’AJA.
    - Je n’oublierai pas le regard triste de Daniel Rolland au lendemain de la descente de l’AJA.
    - Je n’oublierai pas qu’il faut que je réserve désormais mes vendredis et lundis soir.

    bourgoin krys auxerre

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  • Je n’oublierai pas qu’à mon arrivée à Auxerre Andrzej Szarmach habitait un appartement à la Zac Saint Siméon dans les Hauts d’Auxerre ; on était bien loin du foot fric mais plus près du talent

  • Très bel article, j’en ai la larme à l’œil.

    Je suis certain que tu as puisé toutes ces phrases d’un cahier à spirale dans lequel tu collé soigneusement les articles et photos de l’Yonne Rép comptant les exploits de la veille (il faut que j’exhume le mien).

    Je suis certain que tu te souviens aussi de D. Cuperly, des caviars de Y. Lachuer, de la tête de Mathis contre l’Ajax en 2003, du marquage serré d’Agboh sur Okocha, du temps ou l’OM venait cherché le 0-0 à l’abbé, du triangle magique Lamouchi-Saïb-Martins (et oui, ca ne joué pas avec 3 milieux déf et un attaquant isolé à l’époque), du 7-0 infligé à l’OL, des corners directs de Diodio, des frappes de S. Guivarch, des débordements de Raba, de tant d’autres choses.

    Tu n’oublieras également pas que pour Issa Ba, l’AJA avait ses chances pour le retour contre Livourne.

    Je partage

  • Et Cool, Fadiga, Kalou, Akalé… Toutes mes condoléances

  • - Je me souviendrai des places derrière les buts à 7€
    - Je me souviendrai du match contre Liverpool avec les ultras, avec mon mètre 60 je n’avais pas vu la moitié du match mais c’était pas grave
    - Je me souviendrais de la victoire contre le Zénit
    - Je me souviendrai de la musique de la LDC à l’Abbé-Deschamps
    - Je me souviendrai des paysans qui en ont bien souvent remontré aux plus gros clubs de France et d’Europe
    - Je me souviendrai du tour d’adieu de Cissé avec sa fille dans les bras
    - …

    Putain, je suis dégoûtée…

  • Merci les gars pour vos messages !
    Moi, qui ai 40 ans, je me souviendrai
    - de la finale de la coupe de France perdue face à Nantes en 1979
    - des premiers matches vus à l’Abbé-Deschamps en 1979-1980 (j’avais 8 ans) contre Thonon, Martigues, Saint-Dié, Paris FC, Montpellier (eh oui, Montpellier…)
    - du but de la montée en D1 de Lucien Denis contre Cannes
    - des points glanés par Maryan Szeja en D2 et Joël Bats en D1, deux merveilleux gardiens
    - du 45 tours « Allez l’A.J.Auxerre » d’André Trichot
    - de la première victoire en D1 à Lille (2-3)
    - de la venue du grand Saint-Etienne de Platini et Rep à l’Abbé-Deschamps (défaite 0-2)
    - du premier match et premier but du grandiose Andrzej Szarmach contre Lyon (échappant au marquage de Jean-Marc Furlan, actuel entraîneur de Troyes…)
    - de la victoire sur Nantes à Marcel-Saupin (0-1), invaincu à domicile depuis 5 ans !
    - de la première sélection en équipe de France de Jean-Marc Ferreri en 1982
    - des 8 victoires d’affilée de la 2ème à la 9ème journée de la saison 1983-84
    - de Patrice Garande meilleur buteur, qui plus est français, du championnat 1983-1984
    - du livre « A.J.Auxerre ou l’aventure programmée » écrit entre autres par Serge Mésonés
    - de la victoire sur le Milan AC 3-1 en 1985
    - des frères Boli, de Cantona, à la cafét de Noveco
    - de la super classe d’Enzo Scifo
    - de la victoire 4-0 sur le très grand OM de Tapie et Beckenbauer en 1990-91
    - de l’attaque Vahirua-Kovacs-Cocard
    - de la victoire 2-0 face à Liverpool en 1991-92
    - du livre de Guy Roux « Fou de foot »
    - de l’épopée en coupe UEFA en 1992-93
    - de la première victoire en coupe de France contre Montpellier (tiens, tiens) 3-0 en 1994
    - de la victoire sur le PSG de Luis Fernandez 3-0 en 1995-96 et du titre de champion de France
    - de la victoire contre Rennes 2-0 lors de la dernière journée du championnat 1998-99 évitant la relégation en D2
    - de la génération Mexès- Kapo-Djibril Cissé
    - de l’hymne de la Champions league lors du match face au Real Madrid de Mourinho et d’un Abbé-Deschamps beau à en pleurer.
    Tout semble si loin déjà…

  • Ton premier match était mon deuxième. But de Raphaël Guerreiro d’un tacle. Belle époque.

  • Je suis plus vieux que toi mais je partage ta nostalgie. J’étais ado dans les années 80, j’étais gardien de but en sport-étude. Mon rêve était d’intégrer le meilleur centre de formation de France, celui d’Auxerre et de m’entrainer un jour avec Joel Bats puis ensuite Martini.

  • Superbe article…moi je serai a l’abbé deschamps pour la premiere fois avec ma femme et mes deux filles pour esperer que mon club soit champion de france .Mais sincèrement je compatis avec vous car moi aussi je me souviendrai des retransmissions dans ce stade de province loin du fric et des paillettes ou le football respirait, ou de ta télé tu sentais l’odeur des vestiaires…
    J’espère que tout cela ne sera que passager et que la formation reste le maitre mot pour qu’Auxerre retrouve sa véritable place dans l’élite.
    J’espère aussi que montpellier restera humble car la formation il n ‘y a que ca de vrai.
    Dans tous les cas merci pour tout ce qu’a apporté Auxerre et vivement dans deux saisons pour vous revoir (sauf si montpellier pete une durite…)
    Bertrand

  • Je me souviendrai toujours de ce déplacement à Highbury, contre Arsenal et l’AJA qui met fin à la série d’invincibilité du club d’Arsene Wenger. Le car qui oublie de rouler à gauche, l’ambiance dans la tribune, sur le ferry.